Abeilles

EN DANGER

La perte de biodiversité constitue une menace majeure pour l’avenir de l’humanité. En seulement 20 ans, 80 % des insectes ont disparu en Europe, alors qu’un tiers de notre alimentation dépend des pollinisateurs, principalement des abeilles.

Les pesticides

impact sur les abeilles

Le mode d’action des pesticides sur les abeilles dépend du type de produit : certains affectent le système nerveux des insectes, d’autres perturbent leur capacité à s’orienter ou à se nourrir, tandis que certains peuvent contaminer le pollen et le nectar.

Les conséquences sont préoccupantes : exposition chronique ou aiguë peut entraîner une faible survie des colonies, des pertes de larves, un affaiblissement général des abeilles, et parfois l’effondrement complet de la ruche. Les pesticides sont donc l’une des principales menaces pour la biodiversité des pollinisateurs.

Le Varroa destructor est un acarien parasite originaire d’Asie qui s’attaque aux abeilles domestiques. Il a été introduit en Suisse dans les années 1970-1980, probablement par le transport de colonies infectées.

Le frelon asiatique (Vespa velutina) est un insecte prédateur originaire d’Asie du Sud-Est. Il a été introduit en Europe, dont la Suisse, au début des années 2000, probablement par le transport de marchandises contenant des nids ou des reines.

Les ravageurs

Varroa et frelon asiatique

Fongicide - Pesticide

Effet cocktail chez les abeilles aussi !

Certains fongicides perturbent la microbiote intestinale des abeilles, ce qui réduit leur capacité à assimiler les nutriments et à résister aux maladies.

Les fongicides peuvent renforcer la toxicité des pesticides lorsqu’ils sont combinés, un phénomène appelé effet cocktail, qui augmente le risque de mortalité pour les abeilles. (désorientation, développement des larves, faiblesse immunitaire)

Agriculture intensive

Santé des sols

Les pratiques de culture intensive ont un impact majeur sur les abeilles. En plus de l’usage massif de pesticides, la monoculture réduit la diversité végétale, limitant la disponibilité du pollen et du nectar dont dépendent les colonies. Cette perte de biodiversité affaiblit les abeilles, réduit leur reproduction.

L’association Apidae agit depuis 2004 pour la sauvegarde de la biodiversité et des pollinisateurs en milieu urbain

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FAQ Les abeilles en danger

Adaptation et évolution 

L’abeille est le résultat de millions d’années d’évolution. Sa biologie est étroitement liée aux plantes à fleurs, dans une relation de coévolution.
Cette dépendance mutuelle explique pourquoi le déclin des abeilles a des conséquences écologiques majeures. 


Conclusion : un équilibre biologique précieux 

La biologie de l’abeille révèle un insecte d’une sophistication remarquable, parfaitement adapté à son environnement et à la vie sociale. Comprendre son fonctionnement, c’est prendre conscience de sa fragilité et de son importance vitale pour les écosystèmes et l’agriculture. 

Les abeilles, sentinelles de l’environnement 

Les abeilles sont des bio-indicateurs : leur santé reflète celle de l’environnement. Installer des ruches en ville permet de mieux comprendre la qualité de l’air, la diversité florale et l’impact des pratiques humaines sur le vivant. 

La pollinisation au cœur de la ville 

En butinant, les abeilles assurent la pollinisation de nombreuses plantes urbaines. Elles contribuent à l’augmentation des rendements des potagers urbains et au maintien d’écosystèmes équilibrés. 

L’apiculture urbaine participe donc activement à la renaturation des villes. 

Une alimentation variée et continue 

En zone urbaine, les abeilles trouvent des fleurs tout au long de l’année. Alors que les monocultures rurales offrent une floraison massive mais très courte, la ville, notamment Genève, propose une mosaïque végétale : tilleuls, acacias, plantes ornementales, potagers urbains, herbes sauvages, ou même au Jardin Botanique…
Résultat : une alimentation plus équilibrée et une production de miel souvent abondante. 

Moins de pesticides qu’à la campagne 

C’est un paradoxe surprenant, mais réel : certaines campagnes agricoles exposent les abeilles à davantage de produits phytosanitaires que les villes. De nombreuses municipalités ont adopté des politiques de zéro pesticide (Genève depuis 2019), ce qui réduit fortement la mortalité des pollinisateurs. 

Un microclimat plus doux 

Les villes bénéficient d’un effet d’îlot de chaleur, avec des températures légèrement plus élevées que dans les zones rurales. Cela favorise l’activité des abeilles, prolonge les périodes de butinage et réduit les pertes hivernales.

Le frelon asiatique : comprendre une menace pour la biodiversité et les abeilles 

Depuis son apparition en France au début des années 2000, le frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax) suscite inquiétude et controverses. Souvent diabolisé, parfois mal compris, cet insecte invasif représente pourtant une réelle menace pour la biodiversité, en particulier pour les abeilles domestiques et sauvages.
Qui est vraiment le frelon asiatique ? Pourquoi est-il si problématique ? Et surtout, comment agir efficacement face à sa prolifération ? Décryptage d’un enjeu environnemental majeur. 

 

Qu’est-ce que le frelon asiatique ? 

Origine et arrivée en Europe 

Le frelon asiatique est originaire d’Asie du Sud-Est, où il cohabite naturellement avec d’autres espèces de pollinisateurs. Il a été introduit accidentellement en France vers 2004, probablement via des marchandises importées dans des containers maritimes.
Depuis, il s’est rapidement propagé sur l’ensemble du territoire français jusqu’à nos contrées grâce à sa grande capacité d’adaptation et à l’absence de prédateurs naturels suffisants. En Suisse, il a fait sa première apparition en 2017 dans le Jura et s’est vite répandue en Suisse romande. 

Comment le reconnaître ? 

Le frelon asiatique est souvent confondu avec le frelon européen, pourtant les différences sont nettes : 

  • corps majoritairement noir, 
  • abdomen sombre avec un anneau orangé, 
  • pattes jaunes à l’extrémité, 
  • taille légèrement plus petite que le frelon européen. 

Son vol est rapide et précis, ce qui en fait un redoutable chasseur. 

La mise en place de « muselières » (https://www.frosaif.fr/REPOSITORY/MuselieresFrelonsVV_AAVO_ESAT_V5_24Avril2017.pdf) semble être un moyen efficace de tenir les frelons à bonne distance des abeilles. Ces dernières continueront à se faire manger mais la muselière limite les perturbations et permet ainsi aux colonies d’abeilles de continuer de produire et d’alimenter leurs ruches.